J'aimerais arreter là, me faire une raison. Me dire "enfin voilà, c'est fini ! " Biensur j'ai peur du vide, d'être seule dans les moments rudes, sans personnes qui m'aime. J'ai plus le coeur a ça. Je part en guerre face a la vie, cette vie qui me bouffe. Tout le monde me dit que je m'enfonce doucement vers la dépression. Fixant la pluie dehors avec un coeur lourd. C'est la fin du monde pour moi. Et toutes ces routes que nous devons parcourir sont sinueuses. Et toutes ces lumières qui nous y mènent sont aveuglantes. Il y a tant de choses que j'aimerais. Mais je ne sais comment m'y prendre. Car je ferais tout de travers, comme la vie que je méne. Des visages tout autour de moi me sont familiers. Des endroits usés, des visages épuisés. Lumineux et matinal pour leurs courses quotidiennes. Allant nulle part. Leurs larmes remplissent leurs lunettes. Aucune expression. Je me cache la tête pour étouffer mon chagrin. Aucun lendemain. Et je trouve ça un peu étrange, je trouve ça un peu triste que les rêves dans lesquels je meurs soient les meilleurs rêves que j'ai jamais fait. Je trouve que c'est dur à te dire, je trouve ça dur à supporter. Lorsque les gens tournent en rond c'est vraiment. Un monde de fou. Une centaine de jours m'ont rendu plus vieux. Depuis la dernière fois que j'ai vu ton joli visage. Mille lumières m'ont rendu plus froid. Et je ne pense pas que je puisse regarder de la même manière. Je regrette d'avoir vu toutes les réalités. Et tous les gens vrais ne sont pas vraiment vrais du tout. Plus j'apprends plus je pleure. Comme je dis au revoir à un mode de vie. Je pensais que je l'avais conçu pour moi. Je n'ai même pas droit à un dernier rayon de soleil. D'un seul coup mon monde est vide. Il ne me reste que le souvenir. Qui ne parvient même pas à me rendre fort. Une place est vide, inoccupée. Un gouffre a déchiré mon monde. Et je peux te dire que je vais plus que mal.